samedi 12 avril 2008

S.O.S. serpent

 

S.O.S. Serpents

 

Même si l’article contenu dans ce magazine ne prône aucune action « illégale », la couverture en dit long sur les rapports entretenus depuis longtemps entre l’homme et les serpents...
Je reste néanmoins convaincu que les destructions systématiques et préméditées sont rares et qu’elles ne représentent pas les principales menaces en terme de destructions directes volontaires.
Par contre les réactions instinctives engendrées par une peur irraisonnée conduisent malheureusement le plus souvent à la destruction de l’animal.
Inacceptable ! Car c’est une solution radicale, définitive, injustifiée et qui plus est hors la loi.
En effet, les serpents sont protégés par la loi, si mal ...Car peu de gens sont au courant et ceux qui savent l’ignorent volontairement. Sans actions visant à réhabiliter l’image du serpent dans la conscience collective peu de chance de faire respecter cette loi. On peut donc voter des lois... Mais dans ce cas précis encore faut il que la population la comprenne et y adhère. C’est pour cela que les actions qui me semblent prioritaires sont l’information et la sensibilisation.

Bon... Fort de ce constat. Que faisons nous maintenant ?

Nous sommes donc quelques uns, issus à la base du groupe herpétologique de l’association Nature Midi Pyrénées basée à Toulouse, à avoir envie que les choses changent et évoluent positivement en faveur de la cohabitation homme/serpents.
L’idée est de mettre en place une « cellule d’assistance » permanente répondant rapidement sur le terrain aux problématiques soulevées par la présence de serpents dans les jardins, les habitations,etc...
Le but est de diffuser une information complète et rationnelle sur les  serpents pour tenter de rétablir des rapports raisonnés avec ces animaux et espérer  ainsi envisager une réelle cohabitation  « pacifique ».
En aucun cas nous ne déplaçons ou ne débarrassons les lieux des serpents. Les reptiles sont identifiés, des solutions sont envisagées pour éviter les intrusions à l’intérieur même des habitations et des informations concrètes relatives aux espèces présentes ou susceptibles de l’être sont exposées aux propriétaires pour qu’ils soient en mesure de gérer au mieux les éventuelles rencontres. S'informer et s'entrainer un peu à reconnaître les serpents faciliterait grandement la cohabitation mais également les rencontres inopinées dans la nature.

 Il est évident que les mentalités ne changeront pas en un jour, mais si personne ne commence ça n’arrivera jamais non plus...De plus, les quelques interventions que nous avons pu effectuer jusqu’alors sont très encourageantes, beaucoup de gens reconnaissent que de leur méconnaissance découle une avalanche d’idées reçues et de réactions excessives.

J’espère que de nombreux bénévoles s’investiront dans leurs départements respectifs en Midi Pyrénées en faveur de cette action car pour l’instant nous ne pouvons assurer des déplacements que dans les départements de la Haute-Garonne et de l’Ariège,toute personne motivée et désireuse de se joindre à nous est la bienvenue.

Et pour tous ceux qui ont des problèmes liés à la présence de serpents dans leurs jardins ou leurs terrains en Midi-Pyrénées et qui souhaitent nous rencontrer vous pouvez nous joindre à Nature Midi-Pyrénées via l'adresse suivante: groupeherpeto@gmail.com

Vous pouvez également pour le département de l’Ariège contacter l’Association des Naturalistes de l’Ariège qui souhaite participer par le biais de quelques salariés et  bénévoles motivés à cette démarche :
A.N.A : 05 61 65 80 54
ou me contacter par émail : naturazoom@hotmail.fr


Vous retrouverez des informations utiles pour vous aider à mieux réagir en cas de rencontre dans cet autre article Il y a un serpent dans mon jardin. Arrêté du 19 novembre 2007 fixant les listes des amphibiens et des reptiles protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection: http://www.legifrance.gouv.fraffichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000017876248






Exemple concret d'un acte probable de destruction d'espèce protégé (le serpent n'a pas été identifié) et de réactions disproportionnées en cascades au sein même d'un établissement censé inculquer une certaine connaissance aux générations futures...Dans tous les cas belle leçon de chose pour les enfants présents ce jour là et bel exemple  du respect de la vie, tuez ce qui vous fait peur...Vous noterez également le relais médiatique, sans objectivité aucune , à peine est il murmuré que l'on ne connait même pas l'identité de l'animal et donc sa  dangerosité (notion déjà hautement subjective même pour une espèce venimeuse). Les vipères en France, seules espèces venimeuses ne sont à l'origine que d'un ou deux décès par an, très loin derrière les guêpes et les frelons...


Une petite mise à jour de cette page s'impose aujourd'hui.
Cette année (2010) nous avons obtenus les autorisations de capture et relâcher indispensables pour la réalisation de nos interventions, les animaux rencontrés dans les habitations ou sur les terrasses peuvent ainsi être relâchés en toute légalité à proximité immédiate du lieu de capture dans le biotope le plus adapté (quelques mètres généralement).
Il nous est également possible à ces occasions de manipuler les serpents dans un but de sensibilisation et d'éducation, ce qui nous semblait primordial pour démystifier cet animal.
Le réseau s'élargit, les Hautes-Pyrénées, le Gers et le nord de l'Aveyron sont maintenant couverts.
Création d' une plaquette d'information "J'ai des serpents dans mon jardin" qui présente notre action et invite à prendre contact avec nous.
Nous avons aussi bon espoir que des initiatives de ce genre se développent dans d'autres régions.
A suivre...


Cette action se pérennise en Midi-Pyrénées en rencontrant un vif succès, encore de nombreux appels en 2011, 2012, 2013 et 2014 des interventions en augmentation. Vous pouvez télécharger notre plaquette d'information sur le site de l'association:  http://www.naturemp.org/Il-y-a-un-serpent-dans-mon-jardin.html



Il y a désormais un pôle médiation faune sauvage à l'association Nature Midi-Pyrénées.





11 commentaires:

  1. N'hésitez pas à réagir à cet article ou à partager votre expérience concernant un cas similaire.

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  2. Bonjour, Moi ce qui me fait surtout réagir c'est la photo sur la couverture du magazine.... la vipère est clairement manipulée et excitée pour la photo ! Aucune éthique de la part du photographe. Et c'est malheureusement souvent le cas avec ces pseudo herpétologues que l'on croise sur le terrain. Manipuler des reptiles juste pour la photo est une preuve de non-respect de l'animal. A part ça, votre initiative est géniale :-) Bonne chance à vous Claude Ruchet Genève

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  3. ola
    Interessant votre article.
    Je suis inscrit auprès des pompiers de ma région pour retirer les serpents de chez les particuliers avant qu'il subissent un mauvais sort.
    Je fais de l'éducation également -
    Que faisons nous ? :
    http://www.le-monde-des-reptiles.com/forum/viewtopic.php?t=79814&highlight=snake+legend

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  4. on lit mal l'article -
    et quel est donc ce serpent qui a le pouvoir de faire évacuer une école ?

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  5. C'est noté j'ai rechargé l'article en plus haute résolution, la lecture était effectivement difficile. En ce qui concerne l'espèce l'on ne le saura jamais puisque l'animal a été jeté dans les toilettes...

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  6. Bonjour, Elles peuvent en effet se reproduire mais les jeunes partiront explorer de nouveau territoire car je suppose que votre jardin par sa taille est limité en nourriture, abris et zones d'insolation propices et ne peut donc  accueillir qu'un certain nombre de serpents. Si vous souhaitez favoriser leur présence dans votre jardin conservez des zones moins entretenues dans certaines parties de votre jardin ainsi que des abris potentiels, par exemple un tas de bois ou de pierres, un tas de feuilles mortes... Les précautions à prendre concernent surtout la survie des couleuvres car vous ne craignez absolument rien à leur contact. Par contre tondeuses et rotofils hachent menu tout ce qu'ils rencontrent et notament pas mal de serpents...Pensez à faire le tour de votre jardin pour les faire fuir avant de tondre ou passer le rotofil. Vous pouvez contacter le CPIE Pays Gersois qui est notre partenaire dans le Gers, il n'existe pas encore de structure en Aquitaine mais nous espérons que tout cela évolue petit à petit. Cordialement Clo  

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  7. Merci pour cette précision et surtout pour votre intervention dans cette école.

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  8. L'éthique du photographe de nature est un autre débat. Pour ma part je ne m'autoproclame ni herpétologue ni photographe. Si mes photos permettent à certains d'avoir un regard différent envers ces animaux et donc peut être d'éviter le coup de pioche fatal alors c'est tout ce qui m'importe. En ce qui concerne notre expérience en matière d'interventions ou de sensibilisation à l'égard des serpents tout nous indique que rien ne remplace actuellement l'électrochoc d'un contact réel qu'il soit visuel ou tactile. N'oublions pas que nous n'avons pas affaire ici à des réactions rationnelles et tous les diaporamas et les longs discours n'y changent souvent rien...Tant que nous serons encore dans l'ère de ces croyances d'un autre âge il me semble essentiel d'utiliser les moyens qui fonctionnent le mieux en matière de sensibilisation et ils s'avère que la manipulation de quelques individus croisés lors de balades est redoutablement efficace, la complémentarité des interventions du type diaporama/sortie sur le terrain est évidente. Mais je comprend que dans le "milieu initié" des naturalistes "puristes"cela puisse poser un problème éthique mais notre problème, à nous, c'est la place du serpent dans nos sociétés actuelles et surtout futures, quel choix "éthique" aurons nous lorsque les derniers spécimens ne seront plus visibles que derrière les vitres d'un terrarium...?

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  9. article école :

    "Prendre les choses en main".
    Quel merveilleux exemple pédagogique...

    "Terrasser l'animal"...
    Mme B... St Georges continue la croisade ô combien vénérable de massacrer un animal protégé par la loi sans aucune notion de dangerosité.

    Il aurait été tellement plus honorable d'appeler un central de pompier ou une des innombrables associations qui se voue à la protection des reptiles et très souvent se déplacent gratuitement pour éviter ce genre de débordements.

    Quel déplorable gâchis aussi bien moral sur ce qui a été transmis en exemple à des enfants que stupide concernant cette "responsable" sans recul.

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  10. J'habite dans les landes. je suis un amoureux des animaux , de tous les animaux. Deux couleuvres( je les identifiées grace à votre blog) frayent dans mon jardin. Je me dit qu'elles vont surement se multiplier. Quelle prevention, plus tôt quelle précautions me préconisez vous.
    Par ailleurs votre action m'intéresse. Quelle est l'asso la plus proche et quelles sont ses coordonnées? surement celle du Gers, ou y en a t'il une à creer dans les landes.

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  11. Pour information par rapport à l'article de presse sur la couleuvre de Générac, nous (le Centre Ornithologique du Gard) sommes allé dans cette école une semaine après les faits faire de la sensibilisation pour la sauvegarde des Reptiles, action qui avait été bien relayée par les médias locaux. Amicalement

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